La lettre de Sarah Knafo à l’Arcom contre franceinfo
Je demande la mise en demeure de Radio France à l’Arcom.
La lettre
Monsieur le Président de l’Arcom,
Mes positions sur l’audiovisuel public sont connues. Je suis favorable à sa privatisation, et ce que franceinfo a fait le 28 octobre a conforté des millions de Français dans cette conviction. Vous connaissez aussi ma position sur votre autorité. Ni l’une ni l’autre ne change ce qui suit. Pendant les 6 mois de campagne qui s’ouvrent, les Français entendront les candidats sur des antennes qu’ils paient et qu’ils n’ont pas choisies. Nous allons devoir faire avec, eux comme moi. Alors tant que l’audiovisuel public existe, la loi lui impose des obligations, et elle vous charge de les faire respecter. C’est à ce titre que je vous saisis.
1. Huit violations des règles de l’audiovisuel public en 24 minutes
Le 28 octobre 2026, 7 jours après la publication du décret renforçant les garanties d’impartialité de l’audiovisuel public, j’étais l’invitée du « 8h30 franceinfo », émission produite par Radio France, codiffusée sur franceinfo TV, et conduite ce matin-là par M. Simon Le Baron et Mme Audrey Tison.
Je précise d’avance que je ne conteste ni la contradiction, ni la fermeté, ni l’hostilité d’un journaliste à l’égard de mes idées. Un entretien politique n’est pas une tribune et je ne demande aucune complaisance. En revanche, huit faits précis méconnaissent les obligations que la loi impose au service public. Pour chacun, les faits d’abord, tous horodatés dans la transcription jointe, puis la règle qu’ils méconnaissent.
a) Des journalistes qui avaient décidé avant l’antenne que l’invitée serait l’accusée
Dès la première minute de l’entretien, à 08:34, le bandeau affiché à l’écran annonce : « Climat raciste : Knafo répond aux accusations ». Ce bandeau était donc rédigé avant l’antenne. Avant que j’aie prononcé 3 phrases, franceinfo avait déjà écrit le rôle qui m’était réservé. Quelles accusations ? Formulées par qui ? Personne ne le dira en 24 minutes. À 07:06, M. Le Baron reprendra la formule sans plus de précision : « Le débat est sur votre responsabilité dans ce qui s’est passé, puisque vous êtes accusée. »
Cliquez sur un minutage, comme 07:06 : la vidéo s’ouvre à ce moment, avec la transcription exacte de l’échange.

Pièce 9 · Capture d’écran de l’émission « 8.30 » de franceinfo, diffusée en direct le 28 octobre 2026 à 08 h 34 « CLIMAT RACISTE : KNAFO RÉPOND AUX ACCUSATIONS ».
[07:06] SIMON LE BARON (journaliste) : Le débat est sur votre responsabilité dans ce qui s'est passé puisque vous êtes accusé.
Ce cadrage, écrit avant l’antenne, méconnaît l’impartialité du secteur public, que l’article 3-1 de la loi du 30 septembre 1986 vous charge de garantir, et le « principe d’égalité de traitement » entre courants d’opinion, que l’article 43-11 de la même loi impose aux sociétés nationales de programme.
À 00:04, M. Le Baron me présente ainsi : « Représentante d’un parti dirigé, peut-être s’il obtient ses 500 parrainages, [...] par un candidat multicondamné pour incitation à la haine raciale. Entre autres, ce sont les faits. » Et il enchaîne, sans transition : « Est-ce que vous, Sarah Knafo, vous condamnez l’attentat raciste de Trappes ? »
[00:04] SIMON LE BARON (journaliste) : Bonjour. Et bonjour Sarah Knafo. Représentante d'un parti dirigé, peut-être s'il obtient ses 500 parrainages, représenté à nouveau à la présidentielle par un candidat multi condamné pour incitation à la haine raciale. Entre autres, ce sont les faits. Est-ce que vous, Sarah Knafo, vous condamnez l'attentat raciste de Trappes, lors duquel un homme de 26 ans a été tué et 4 personnes grièvement blessées, dont une fille de 11 ans ?
Je condamne l’attentat à 00:30, sans la moindre réserve, et je le qualifie de raciste dès la 2e minute : « Je n’ai aucun problème à le qualifier de raciste, monsieur. » À 02:25, M. Le Baron affirme pourtant : « Nous avons commencé cette interview par vous demander pourquoi vous n’aviez pas qualifié cet attentat de raciste. » Ce n’était pas sa question, et j’y avais déjà répondu.
[00:30] SARAH KNAFO : Évidemment Monsieur, vous me prenez pour qui ? Vous pensez qu'on fait des appels aux meurtres ? Vous pensez qu'on est content quand des Français meurent en France ? Qu'est-ce que c'est que cette question ?
À 04:39, alors que je demande si l’on m’empêche de rendre hommage à la victime, M. Le Baron tranche : « Vous ne voulez pas parler des victimes de Trappes. »
[04:39] SIMON LE BARON (journaliste) : Vous ne voulez pas parler des victimes de trappes.
Avant toute discussion, on me demande donc si j’approuve un meurtre, comme si on avait décidé d’avance qu’une députée de la République pourrait ne pas le condamner. Les 10 minutes qui suivent sont consacrées à la manière dont je condamne, et le journaliste m’interrompt pour m’empêcher de parler d’une victime en m’accusant, dans la même phrase, de ne pas vouloir en parler. Vous vérifierez si un seul invité de l’autre côté de l’échiquier politique a été accueilli, cette année, par une question de cette nature.
Ce lien établi entre le casier judiciaire d’un tiers et la question posée à l’invitée manque à l’honnêteté de l’information (article 43-11) et à l’impartialité du secteur public (article 3-1).
b) Des journalistes qui mettent l’invitée en cause dans la commission d’un attentat
À 07:19, M. Le Baron me présente comme l’un des « principaux promoteurs en France de la théorie raciste, complotiste, du grand remplacement ». À 07:34 : « Vous n’avez aucune responsabilité ? » Puis : « Ça veut dire que l’attentat de Trappes est commis sur la base de votre discours ou pas ? »
[07:19] SIMON LE BARON (journaliste) : Vous êtes avec Éric Zemmour, les principaux promoteurs en France de la théorie raciste, complotiste, du grand remplacement !
À 07:48, il affirme en son nom : « Évidemment que les mots arment. Bien sûr ! » À 10:42 : « Vous n’armez personne idéologiquement ? »
SIMON LE BARON (journaliste) : Évidemment que les mots arment.
Je demande à 4 reprises au journaliste de préciser le lien qu’il établit. À 08:27, il répond : « Je vous retourne la question. »
Associer les convictions d’une élue au passage à l’acte d’un meurtrier est la mise en cause la plus grave qui se puisse formuler à l’antenne. Elle exige d’être précisée, et de pouvoir recevoir une réponse.
Cette mise en cause, jamais précisée et jamais ouverte à la réponse, manque à l’honnêteté et à la rigueur de l’information (article 43-11 ; article 35 du cahier des charges de France Télévisions, applicable à la codiffusion).
c) Des journalistes qui coupent la parole 73 fois en 24 minutes
La transcription jointe relève 73 interruptions de l’invitée, soit une toutes les 20 secondes environ. Elles fragmentent chaque réponse et rendent impossible toute démonstration suivie, alors même que l’invitée est sommée de répondre à des accusations d’une particulière gravité.
S’y ajoute une dizaine de rappels à l’ordre portant sur mon attitude plutôt que sur mes propos : « Ce n’est pas vous qui posez les questions sur ce plateau » (05:08), « Vous détournez le débat » (07:06), « Vous pouvez arrêter avec ce ton s’il vous plaît » (21:02).
[05:08] SIMON LE BARON (journaliste) : Madame Knafo, ce n'est pas vous qui posez les questions sur ce plateau.
Ils interviennent, dans la quasi-totalité des cas, lorsque je demande une précision sur une accusation, la source d’une affirmation, ou que je conteste la présentation des faits.
Leur répétition déplace l’échange du terrain de l’argumentation vers celui de la discipline imposée à l’invitée, et réduit d’autant le temps consacré à ses positions. Sur cette antenne, demander à un journaliste du service public de nommer ses sources s’appelle « donner des ordres ».
Ces interruptions et ces rappels à l’ordre contreviennent à l’obligation de favoriser « le débat démocratique » et d’assurer « l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion » (article 43-11).
d) Des journalistes qui interrompent 10 fois la liste des victimes du terrorisme, puis la complètent eux-mêmes
De 08:33 à 10:22, en réponse directe à la question du lien entre discours et violence, j’énumère les Français tués par le terrorisme islamique depuis 2012. La transcription relève 10 interruptions en moins de 2 minutes.
[08:33] SARAH KNAFO : Merci beaucoup de faire mes questions à ma place. Donc, ce que vous êtes en train de nous dire, c'est que puisque nous avons eu 270 morts en France, sur la base du djihad et au cri d'”Allah akbar”, c'est le Coran qui est responsable, c'est ça ? J'aimerais vous lire la liste des morts en France. Et ne me coupez pas …(coupée)
À 09:21, Mme Tison m’interrompt : « Nous ne sommes pas dans le cadre d’un discours politique de meeting. » À 10:00, elle insiste : « Vous êtes venue pour une interview ou pour un discours politique de meeting ? »
[09:21] AUDREY TISON (journaliste) : Madame Knafo, on est dans le cadre d'une interview. Nous ne sommes pas dans le cadre d'un discours politique de meeting.
À 10:22, M. Le Baron reprend la parole : « Elle est essentielle cette liste, Sarah Knafo, vous avez oublié d’autres noms », et il la poursuit lui-même.
[10:22] SIMON LE BARON (journaliste) : Elle est essentielle, cette liste, Sarah Knafo, vous avez oublié d'autres noms. Et on en parle, évidemment…
La même liste est un discours de meeting quand l’invitée la lit, et elle devient essentielle quand le journaliste la complète.
Cette interruption, puis cette reprise à son compte, portent atteinte à « l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion dans le respect du principe d’égalité de traitement », que l’article 43-11 impose au service public.
e) Des journalistes qui lisent 3 fois un casier judiciaire, puis expliquent eux-mêmes que c’est une riposte
Les condamnations d’Éric Zemmour sont énumérées à 00:04, à 04:07 et à 12:36.
[00:04] SIMON LE BARON (journaliste) : Bonjour. Et bonjour Sarah Knafo. Représentante d'un parti dirigé, peut-être s'il obtient ses 500 parrainages, représenté à nouveau à la présidentielle par un candidat multi condamné pour incitation à la haine raciale. Entre autres, ce sont les faits. Est-ce que vous, Sarah Knafo, vous condamnez l'attentat raciste de Trappes, lors duquel un homme de 26 ans a été tué et 4 personnes grièvement blessées, dont une fille de 11 ans ?
À 12:59, Mme Tison en donne la raison : « Vous avez l’air de penser qu’une bonne interview c’est de répondre avec des listes, donc nous faisons la liste des condamnations qui concernent votre candidat à la présidentielle. »
[12:59] SARAH KNAFO : Mais je vous en prie, car vous avez l'air de penser que c'est ça une bonne interview.
La liste que je venais de lire était celle des Français tués par le terrorisme islamique, pour montrer qu’il fallait condamner toutes les violences et tous les racismes, ce que je répète à 2 reprises en citant les chiffres du ministère de l’Intérieur : 1 320 actes antisémites, 843 actes antichrétiens et 326 actes antimusulmans en 2025 (05:32 et 06:04).
[05:32] SARAH KNAFO : C'est très important de condamner tous les racismes et à montrer votre hypocrisie. Vous êtes hypocrite. Lorsqu'il s'agit de certains crimes, il n'y a plus personne pour les condamner et même vous en niez l'existence. Moi, je n'en nie pas l'existence. Je ne nie pas l'existence du racisme en France. D'ailleurs, je vous ai apporté les chiffres, parce que les chiffres, ça compte. Il y a aujourd'hui en France, 1320, en 2025, d'après les chiffres du ministère de l'Intérieur, 1320 actes antisémites, donc contre une population juive qui compte 1 % de la population. 843... (coupée)
La 3e lecture, à 12:36, commence par ces mots : « parce que vous ne m’avez pas laissé le dire tout à l’heure ».
[12:36] SIMON LE BARON (journaliste) : Si on peut l'entendre distinctement, parce que vous ne m'avez pas laissé le dire tout à l'heure. Condamné à partir de 2011, il n'y a pas de condamnation politique, il était journaliste à l'époque. Condamné depuis pour incitation à la haine religieuse envers les musulmans, incitation à la haine raciale, injure raciste, négation de crime contre l'humanité. Est-ce que vous pouvez nous donner une définition du racisme ? (coupé)
Les journalistes déclarent donc, à l’antenne, que le rappel d’un casier judiciaire leur sert de réplique. Ils qualifient leur propre procédé mieux que je ne saurais le faire. La liste était écrite et les journalistes voulaient pouvoir la lire plusieurs fois, à leur aise.
Ce procédé viole l’honnêteté de l’information (article 43-11) et l’impartialité du secteur public (article 3-1).
f) Des journalistes qui fondent une accusation sur un texte, puis refusent de lire ce texte
À 00:47, Mme Tison justifie la première question par le fait que mes publications des jours précédents auraient été « laconiques ». Celle que j’ai publiée le soir même pour parler de cette tragédie compte plusieurs paragraphes.

Pièce 2 · Copies intégrales et datées des tweets discutés à l’antenne.
[00:47] AUDREY TISON (journaliste) : Alors on vous pose la question parce que vos tweets ont été assez laconiques ces derniers jours. Vous avez surtout visé la réaction d'Emmanuel Macron.
Je demande qu’on la lise, pour que les auditeurs jugent eux-mêmes. Mme Tison commence. M. Le Baron l’interrompt à 01:21 : « Ce n’est pas vous qui posez les règles sur ce plateau. Vous n’obligez personne à lire un tweet en intégralité. »
SIMON LE BARON (journaliste) : Non non non madame Sarah Knafo. Ce n'est pas vous qui posez les règles sur ce plateau. Vous n'obligez personne à lire un tweet en intégralité.
1 minute plus tard : « On n’est pas là pour lire vos tweets, madame Knafo ! » L’entretien venait pourtant de s’ouvrir sur mes tweets.
Un journaliste qui porte une accusation sur le fondement d’un texte et qui refuse de le lire quand la personne visée le lui demande prive les auditeurs du seul moyen de vérifier son accusation.
Ce refus contrevient à l’honnêteté de l’information, que l’article 43-11 impose au service public, et à l’interdiction des « procédés susceptibles de nuire à la bonne information » du public, posée par l’article 35 du cahier des charges de France Télévisions.
g) Des journalistes qui invoquent des économistes sans pouvoir dire ce qu’ils disent, et refusent de dire s’ils ont lu le livre
À 20:16, M. Le Baron oppose à mon livre « de nombreux économistes ». Je demande leurs noms. Il répond : « Vous pouvez arrêter de nous donner des ordres, s’il vous plaît, sur ce plateau ? »

Pièce 4 · Extraits des déclarations originales des économistes cités.
[20:16] SIMON LE BARON (journaliste) : De nombreux économistes, Sarah Knafo, disent que les chiffres que vous...
Mme Tison cite ensuite 2 noms. Je demande ce que l’un d’eux dit de mon livre : elle répond que je fais « des raccourcis », M. Le Baron que mon interprétation est « erronée », sans qu’un seul chiffre soit contesté ni un seul argument restitué.
Je demande au journaliste s’il a lu l’ouvrage qu’il critique. À 21:02 : « Je ne vais pas répondre à vos questions. »
SIMON LE BARON (journaliste) : Sarah Knafo, vous pouvez arrêter avec ce ton s'il vous plaît. Je ne vais pas répondre à vos questions.
Ces objections sans contenu méconnaissent l’honnêteté et l’exactitude de l’information (article 43-11 ; cahier des missions et des charges de Radio France approuvé par le décret du 13 novembre 1987).
h) Une rédaction qui, le soir même, accuse publiquement son invitée
Franceinfo a publié sur X, dans la journée, un texte qualifiant mes contestations de « stratégie visiblement délibérée de délégitimation du travail journalistique, en particulier du service public ».

Pièce 5 · Communiqué intégral de franceinfo publié sur X après l’émission, avec date, lien et capture d’écran.
Dans la même phrase, franceinfo évoque des menaces dont ses journalistes feraient l’objet.
Une rédaction qui est partie à un différend, et qui le tranche publiquement contre son invitée en assimilant la contestation de ses méthodes à de l’intimidation, ajoute un manquement à ceux de l’antenne.
Cette prise de position publique de la rédaction est incompatible avec l’indépendance et l’impartialité du secteur public (article 3-1), qui s’imposent hors antenne comme à l’antenne.
En conclusion : pris ensemble, ces faits décrivent une méthode
Pris un par un, chacun de ces faits pourrait passer pour la tension ordinaire d’un entretien contradictoire. Pris ensemble, ils s’enchaînent dans un ordre qui ne doit rien au hasard. Le bandeau désigne une accusée avant qu’elle ait parlé. La première question lui demande si elle approuve un meurtre. Quand elle répond, on lui refuse les moyens de se défendre : son texte n’est pas lu, les économistes ne sont pas nommés, le lien entre son discours et un crime n’est jamais précisé. Quand elle réclame ces moyens, on la rappelle à l’ordre. Quand elle produit ses propres faits, la liste des morts, on lui oppose un casier judiciaire préparé à l’avance. Et le soir, la rédaction publie un communiqué pour la condamner. Le mot a été prononcé à l’antenne par le journaliste lui-même : « puisque vous êtes accusée ». C’est la structure d’un procès, à cette différence près que l’accusée n’avait pas le droit de poser une question.
Il en résulte un entretien où la mise en cause de l’invitée occupe l’essentiel du temps, au détriment de l’exposé de ses arguments et de ses propositions. C’est pourquoi je vous demande d’examiner non seulement la teneur des questions, mais leur enchaînement, les conditions dans lesquelles il a été possible d’y répondre, et la manière dont les journalistes ont exercé leur rôle de contradiction. Le respect des exigences d’honnêteté, de pluralisme et d’impartialité qui s’imposent au service public s’apprécie sur l’ensemble de l’entretien.
2. Quatre éléments de contexte qui aggravent ces faits
i) Un traitement que les invités de gauche de la même tranche ne subissent pas
La même matinale a reçu Mme Mathilde Panot le 5 octobre et Mme Clémence Guetté le 27 octobre 2026, sur la même tranche, la veille de mon entretien pour la seconde. Les enregistrements figurent au dossier. La comparaison ne demande aucun jugement de valeur : il suffit de compter les interruptions, les rappels à l’ordre, les secondes de réponse laissées, et les questions qui démarrent les interviews.
ii) Un journaliste qui justifie à l’antenne qu’un confrère soit écarté du service public
À 04:07, alors que j’évoque le cas de Charles Sapin, M. Le Baron explique : « S’il n’a pas obtenu de chronique sur l’antenne de France Inter, parce qu’il venait d’un journal condamné pour incitation à la haine. » Un journaliste du service public justifie donc, en direct, qu’un confrère soit tenu à l’écart d’une antenne publique en raison du titre de presse dont il est issu, et il énonce ce critère comme une évidence.
[04:07] SIMON LE BARON (journaliste) : … s'il n'a pas obtenu de chronique sur l'antenne de France Inter parce qu'il venait d'un journal condamné pour incitation à la haine.
Le Conseil d’État, le 13 février 2024, vous a enjoint d’apprécier le pluralisme en tenant compte de « la diversité des courants de pensée et d’opinion exprimés par l’ensemble des participants aux programmes », journalistes compris. Les opinions que M. Le Baron exprime ici sur la composition des antennes publiques en font partie. Vous appliquez cette méthode aux chaînes privées. Elle s’impose davantage encore au service public.
iii) Un journaliste déjà rappelé à l’ordre 2 jours plus tôt
Selon des informations publiées le 28 octobre par CGTV, M. Le Baron aurait fait l’objet d’un rappel à l’ordre de sa direction le 26 octobre, à la suite de son entretien avec M. Thomas Ménagé, député. Je ne suis pas en mesure de le confirmer. Vous l’êtes.
iv) Une antenne déjà rappelée à ses obligations de pluralisme
Vos propres relevés établissent, trimestre après trimestre, l’écart entre le poids électoral des oppositions de droite et leur temps de parole sur les antennes publiques. Votre décision n° 2026-260 du 10 juin 2026 a déjà constaté un manquement de Radio France sur les conditions de diffusion des temps de parole de ces courants. Au-delà du volume, voici ce qui se passe quand ce courant accède enfin à l’antenne.
3. Ce que je vous demande
Adresser à Radio France, sur le fondement de l’article 42 de la loi du 30 septembre 1986, une mise en demeure de respecter ses obligations d’honnêteté de l’information et d’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion.
Examiner, selon des critères mesurables, les conditions faites aux invités politiques du « 8h30 franceinfo » selon leur orientation : nombre et durée des interruptions, rappels à l’ordre, temps de réponse effectif, nature des questions d’ouverture.
Rendre publiques les conclusions de votre instruction et les observations recueillies auprès de Radio France.
Dans 6 mois, les Français voteront. Ils ont le droit d’entendre tous les courants d’opinion dans les mêmes conditions sur l’antenne qu’ils financent. C’est ce que la loi exige. C’est ce que je vous demande de faire respecter.
Je me tiens à la disposition de vos services pour tout élément complémentaire.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.
Sarah Knafo
Députée européenne
Pièces jointes : enregistrement intégral de l’entretien du 28 octobre 2026 ; transcription horodatée (24 min 19 s) ; capture du bandeau affiché à l’écran à 08:34 ; copies datées des publications citées à l’antenne ; communiqué de franceinfo du 28 octobre 2026 ; entretiens de Mme Mathilde Panot (5 octobre 2026) et de Mme Clémence Guetté (27 octobre 2026) ; entretiens de M. Thomas Ménagé du 26 octobre 2026 ; articles de presse du 28 octobre 2026.
Les pièces
Pièce 1 · Enregistrement ou replay intégral de l’entretien :
Lien vers l’enregistrement : https://www.youtube.com/watch?v=UIXHi_bIAYY
Pièce 2 · Copies intégrales et datées des tweets discutés à l’antenne.
Tweet de franceinfo « « Le racisme anti-Blancs » n’existe pas »
Lien vers le tweet : https://x.com/franceinfo/status/1049920523315159040?a=shTXunZXfEea5ArVlv8&s=20
Capture d’écran :
Tweet de Sarah Knafo en réaction à l’attentat de Trappes
Lien vers le tweet : https://x.com/knafo_sarah/status/2113735343904067632?a=qu01x0FtOIMAZ8QhLIs&s=20
Capture d’écran :
Pièce 3 · Publication franceinfo de 2018 évoquée dans l’entretien et sa source originale.
Capture d’écran :
Pièce 4 · Extraits des déclarations originales des économistes cités.
Captures d’écran :
Pièce 5 · Communiqué intégral de franceinfo publié sur X après l’émission, avec date, lien et capture d’écran.
Lien : https://x.com/franceinfo/status/2115437482510565612?a=PNHjGjiBEMsCompial8&s=20
Capture d’écran :
Pièce 6 · Entretien de Thomas Ménagé du 26 octobre 2026
Lien : https://youtu.be/B7uDP5SfaLM?si=KWFay5yEr9cFBArT
Pièce 7 · Entretien de Mathilde Panot du 5 octobre 2026
Lien : https://youtu.be/-JCTg1k6qmo?si=DHCPc0YgY3-G3ArU
Pièce 8 · Articles CGTV du 28 octobre 2026
Pièce 9 · Capture d’écran de l’émission « 8.30 » de franceinfo, diffusée en direct le 28 octobre 2026 à 08 h 34 « CLIMAT RACISTE : KNAFO RÉPOND AUX ACCUSATIONS ».
Lien vers la retransmission : https://youtu.be/UIXHi_bIAYY?si=fEfptglCFUiXYVHv
Capture d’écran :
Annexe 1 · Référentiel des qualifications retenues
Les qualifications ci-dessous correspondent aux griefs mentionnés dans le corps du dossier. Elles constituent des pistes d’examen et non des manquements juridiquement établis.
Manque d’exactitude de l’information
Manque d’honnêteté de l’information
Absence ou manque de rigueur dans le traitement d’une controverse
Confusion entre faits et opinions
Déformation des propos de l’invitée
Manque d’impartialité du service public
Interruptions répétées empêchant l’expression
Questions accusatoires ou à charge
Refus de laisser rectifier des propos
Rigueur journalistique
Annexe 2 · Retranscription de l’émission du 28/10/2026
[00:04] SIMON LE BARON (journaliste) : Bonjour. Et bonjour Sarah Knafo. Représentante d'un parti dirigé, peut-être s'il obtient ses 500 parrainages, représenté à nouveau à la présidentielle par un candidat multi condamné pour incitation à la haine raciale. Entre autres, ce sont les faits. Est-ce que vous, Sarah Knafo, vous condamnez l'attentat raciste de Trappes, lors duquel un homme de 26 ans a été tué et 4 personnes grièvement blessées, dont une fille de 11 ans ?
[00:30] SARAH KNAFO : Évidemment Monsieur, vous me prenez pour qui ? Vous pensez qu'on fait des appels aux meurtres ? Vous pensez qu'on est content quand des Français meurent en France ? Qu'est-ce que c'est que cette question ?
[00:47] AUDREY TISON (journaliste) : Alors on vous pose la question parce que vos tweets ont été assez laconiques ces derniers jours. Vous avez surtout visé la réaction d'Emmanuel Macron.
SARAH KNAFO : Pas vraiment laconique mon tweet ...
AUDREY TISON (journaliste) : Alors est-ce que aujourd'hui, que dites-vous aujourd'hui de cet attentat ? Comment vous le qualifiez ? Est-ce que c'est un attentat raciste ?
[00:50] SARAH KNAFO : Qu'est-ce que vous appelez laconique, madame ? Puisque j'ai fait un tweet personnellement qui faisait six paragraphes. Il faut en faire combien… (coupée)
[00:57] AUDREY TISON (journaliste) : Avez-vous utilisé le terme raciste dans ce tweet ?
[00:59] SARAH KNAFO : Je pose une question puisqu'on m'accuse d'avoir fait un tweet laconique. J'ai réagi le soir même… (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : “La honte et le déshonneur” avec une vidéo d'Emmanuel Macron.
SARAH KNAFO : Et le second ?
AUDREY TISON (journaliste) : Le second, soirée tragique, notamment.
[01:07] SARAH KNAFO : Lisez-le en entier pour que vos auditeurs comprennent que ça n'était pas laconique. Lisez-le en entier, madame.
AUDREY TISON (journaliste) : Vous voulez que je le lise ? Une minute : “Soirée tragique où ceux qui ont tout fait pour créer les conditions de l'affrontement accusent ceux qui ont tout fait pour l'empêcher d'en être responsable”. Voilà votre première phrase.
[01:21] AUDREY TISON (journaliste) : C'est la première phrase de votre deuxième tweet.
SARAH KNAFO : Continuez Madame,
AUDREY TISON (journaliste) : Ensuite soirée tragique pour les familles des victimes
SIMON LE BARON (journaliste) : Non non non madame Sarah Knafo. Ce n'est pas vous qui posez les règles sur ce plateau. Vous n'obligez personne à lire un tweet en intégralité.
SARAH KNAFO : C'est très intéressant.
SIMON LE BARON (journaliste) : Ce n'est pas vous qui posez les règles sur ce plateau ! On vous pose les questions !
[01:40] SARAH KNAFO : Arrêtez avec l'autoritarisme, ça ne marchera pas avec moi. Ce qu'il y a d'intéressant... (coupée par AUDREY TISON et SIMON LE BARON)
SIMON LE BARON (journaliste) : Avez-vous qualifié cet attentat de raciste ?
SARAH KNAFO : Là, vous vous coupez. Soyez élégant avec les dames, monsieur ... (Coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : Est-ce que vous pouvez répondre à cette question que vous avez posée ?
SARAH KNAFO : Je n'ai aucun problème à le qualifier de raciste, monsieur. Maintenant, arrêtez avec l'autoritarisme. Quand on m'accuse d'avoir fait un tweet laconique et que vous n'avez même pas eu le temps de le finir tellement il était long, je vous en prie, arrêtez vos fausses accusations. Parce que, en effet, cette interview commence mal pour le service public. Je pense que personne n'attend plus rien de vous et que vous trouvez quand même le moyen de nous décevoir avec votre malhonnêteté permanente. Et là, vous venez de le prouver. Donc (s’adressant à Audrey Tison) je suis contente que vous ayez pu essayer de le lire, mais votre collègue n'a pas voulu que vous continuiez.
SIMON LE BARON (journaliste) : On n'est pas là pour lire vos tweets, madame Knafo !
SARAH KNAFO : Ah bon ?.. (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Est-ce que vous avez à nous dire aujourd'hui sur cette attaque, madame Knafo ?
SARAH KNAFO : Mais vous commencez par lire mes tweets. Vous avez commencé cette interview avec mes tweets…
[02:25] SIMON LE BARON (journaliste) : Nous avons commencé cette interview par vous demander pourquoi vous n'aviez pas qualifié cet attentat de raciste.
[02:32] SARAH KNAFO : Non non non, vous avez commencé à dire : “vous avez écrit un tweet laconique”. Je viens de prouver que ce tweet n'était absolument pas laconique, que je déplorais cette mort tragique. Et je viens de vous dire absolument que nous condamnons un attentat. (coupée) Pour qui est-ce que vous nous prenez, monsieur ?
SIMON LE BARON (journaliste) : Raciste ?
SARAH KNAFO : Absolument. Si le parquet national anti terroriste le qualifie de raciste. Vous savez, je n'ai pas peur des mots. Je n'ai pas peur de la langue de bois. Moi, je ne suis pas comme France Info. Parce que j'ai ramené un tweet de France Info. qui explique que “le racisme anti-blanc n'existe pas”. (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : C'est ça la priorité pour vous, après un attentat où des personnes ont été tuées parce qu'elles étaient noires, parce qu'elles portaient le voile ?
SARAH KNAFO : En 2018, quand on parle ... (coupée) Monsieur, on peut répondre à vos questions ?
SIMON LE BARON (journaliste) : Oui.
SARAH KNAFO : On peut y répondre ?
SIMON LE BARON (journaliste) : Je viens de vous en poser une.
SARAH KNAFO : Vous allez me laisser y répondre ? Quand en 2018, ce tweet que j'ai devant moi, de France Info, qui dit « le racisme anti-blanc n'existe pas », après qu'en... (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Que dit ce tweet exactement ?
SARAH KNAFO : je vais continuer. “Le racisme anti-blanc n'existe pas”.
AUDREY TISON (journaliste) : Que dit ce tweet exactement ? Est-ce que vous pouvez nous le lire ?
SARAH KNAFO (qui continue) : “Ce sont des agressions et des injures, mais aussi une expression sociale de discrimination. Une expérience dont les blancs sont loin d'être les premières victimes.” Je passe sur la faute de France Info. (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Citation de qui ?
SARAH KNAFO : de France Info : “Le racisme anti-blanc n'existe pas”. (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Non madame, c'est une citation, il y a la photo d’un invité
SARAH KNAFO : C'est un tweet sans guillemets. J'invite tout le monde à aller voir. Maintenant, j'aimerais juste dire un mot sur ça. (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : C’est un extrait d’interview madame,
SARAH KNAFO : J'aimerais juste dire un mot sur ça. Lorsque vous écrivez ça en 2018. Après que la justice française ait déjà parlé de racisme…. (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : C'est la citation d'un invité madame
SARAH KNAFO : (reprend) On va essayer de s'exprimer sur ce plateau. Je sais que le service public n’aime pas vraiment la démocratie… (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : oui mais vous n'avez pas cité en intégralité
SARAH KNAFO : (reprend) Je sais que vous renvoyez des Charles Sapin et que dès qu'on est un tout petit peu à droite de François Ruffin, tout de suite on n'a plus droit à la parole. (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : Alors c'est intéressant que vous citiez Charles Sapin
SARAH KNAFO (reprend) : Mais si vous m'invitez, c'est peut-être que j'ai le droit de m'exprimer. Je vais finir sur cette idée. (coupe)
SIMON LE BARON (journaliste) : Madame Sarah Knafo, c’est intéressant que vous citiez Charles Sapin…
SARAH KNAFO : (reprend) Ne soyez pas mal à l'aise. Ne soyez pas mal à l'aise sur vos dénégations des crimes racistes en France.
[04:07] SIMON LE BARON (journaliste) : … s'il n'a pas obtenu de chronique sur l'antenne de France Inter parce qu'il venait d'un journal condamné pour incitation à la haine.
SARAH KNAFO : Les gens comprennent ce que vous êtes en train de faire… (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : Comme l'est votre candidat Eric Zemmour, condamné pour incitation à la discrimination raciale dès 2011.
SARAH KNAFO : (reprend) Je vais quand même finir, en 2018...
SIMON LE BARON (journaliste) (coupe) : Ensuite, la liste est longue. Incitation à la haine religieuse envers les musulmans, incitation à la haine raciale, injure raciste…
SARAH KNAFO : Vous êtes un militant ? Vous êtes militant de gauche ?
SIMON LE BARON (journaliste) : Je vous rappelle les faits, vous parlez de malhonnêteté, je vous rappelle les faits. Négation, c'est être militant de gauche de vous rappeler que…
SARAH KNAFO : Vous m'empêchez de parler de la mort d’un enfant ? (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) :...votre candidat est multi-condamné pour incitation à la haine raciale.
[04:37] SARAH KNAFO : Est-ce que vous m'empêchez ? Est-ce que vous m'empêchez de rendre hommage à Thomas ? (coupée)
[04:39] SIMON LE BARON (journaliste) : Vous ne voulez pas parler des victimes de trappes.
[04:40] SARAH KNAFO : Vous êtes en train de m'empêcher de rendre hommage à Thomas. Je viens de vous dire que je condamnais cet attentat de la victime de Trappes et j'espère que la jeune fille de 12 ans sortira d'affaires. Je viens de vous le dire. Mais vous, vous m'empêchez de parler de la mort de Thomas. Parce qu'avec votre chaîne, avec votre antenne, vous aussi vous avez une responsabilité. Quand vous dites que le racisme anti-blanc n'existe pas et qu'un jeune enfant meurt, que la justice reconnaît le racisme anti-blanc, est-ce que vous vous êtes capable de condamner et de me dire que le racisme anti-blanc tue en France ? Êtes- vous capable de le faire ? (coupée)
[05:08] SIMON LE BARON (journaliste) : Madame Knafo, ce n'est pas vous qui posez les questions sur ce plateau.
SARAH KNAFO : Vous agissez comme un militant, je vous parle comme un militant. (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : Je n'ai pas à condamner ni à ne pas condamner.
[05:15] SARAH KNAFO : Donc vous ne condamnez pas le racisme anti-blanc ? Vous ne condamnez pas la mort d'un enfant ?
[05:17] SIMON LE BARON (journaliste) : Je condamne tous les racismes si vous voulez que je réponde à votre question.
[05:20] SARAH KNAFO : Dont le racisme anti-blanc dont votre chaîne disait qu'il n'existe pas ? Dites-moi, c’est très important… (coupée)
[05:21] SIMON LE BARON (journaliste) : Madame Knafo, quatre jours après la mort d'un homme parce qu'il était noir à Trappes, que cherchez-vous à faire quand vous parlez du racisme anti-blanc ?
[05:32] SARAH KNAFO : C'est très important de condamner tous les racismes et à montrer votre hypocrisie. Vous êtes hypocrite. Lorsqu'il s'agit de certains crimes, il n'y a plus personne pour les condamner et même vous en niez l'existence. Moi, je n'en nie pas l'existence. Je ne nie pas l'existence du racisme en France. D'ailleurs, je vous ai apporté les chiffres, parce que les chiffres, ça compte. Il y a aujourd'hui en France, 1320, en 2025, d'après les chiffres du ministère de l'Intérieur, 1320 actes antisémites, donc contre une population juive qui compte 1 % de la population. 843... (coupée)
[05:59] SIMON LE BARON (journaliste) : On en parle très régulièrement, le président du conseil représentatif des institutions juives de France, Jonathan Arfi, était à votre place il y a quelques jours.
[06:04] SARAH KNAFO : 843 actes anti-chrétiens en 2025 et 326 actes anti-musulmans. Tous sont à condamner. Mais vous, quand il s'agit des premiers, on vous voit rarement présents. (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : C'est faux, c'est absolument faux
SARAH KNAFO : Et même, vous les niez. C'est absolument faux ? J'invite chacun à aller voir (montre le tweet imprimé)
[06:19] SIMON LE BARON (journaliste) : C'est un sociologue qui s'expliquait, qui s'exprimait en tant que chercheur.
[06:23] SARAH KNAFO : Et qu'est-ce que vous avez fait ? C'était votre rubrique qui s'appelle vrai ou fake. À se demander pourquoi vous n'écrivez pas vrai ou faux d'ailleurs.
AUDREY TISON (journaliste) (coupe, inaudible sans micro)
SARAH KNAFO : C'est pratique d'avoir une oreillette. Mais allez-y, lisez la source.
[06:36] AUDREY TISON (journaliste) : Pardon, Eric Fassin, sociologue à Paris 8, nous dit que le racisme anti-blanc n'existe pas pour les sciences sociales. On parle d'un chercheur.
SARAH KNAFO : Et c'est-ce que vous partagez dans votre rubrique vrai ou fake ? C'est vous qui le partagez ? On parle d'un chercheur. On peut aussi parler de la justice qui a reconnu la caractéristique de racisme anti-blanc (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Il y a de multiples angles pour traiter ce sujet-là.
SARAH KNAFO : Ah, donc la justice, ça ne peut pas que le sociologue...(coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Non, mais je vous dis que là, vous prenez l’interview d’un sociologue
SARAH KNAFO : Votre tweet, vos propos, France Info. Pas une interview : une rubrique qui s'appelle vrai ou fake et qui est la rubrique de France Info. (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : Sarah Knafo, vous détournez le débat.
SARAH KNAFO : Attention à ne pas travestir les faits, c'est important. On peut parler de tous les morts de racisme en France ?
[07:06] SIMON LE BARON (journaliste) : Le débat est sur votre responsabilité dans ce qui s'est passé puisque vous êtes accusé.
SARAH KNAFO : C'est votre débat, les français ce qui les intéresse… (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : Pardon, est-ce qu’on a le droit de poser une question ?
[07:15] SARAH KNAFO : Qui meurt en France du fait du racisme ? (coupée)
[07:19] SIMON LE BARON (journaliste) : Vous êtes avec Éric Zemmour, les principaux promoteurs en France de la théorie raciste, complotiste, du grand remplacement !
SARAH KNAFO : Militante, militante, militant
SIMON LE BARON (journaliste) : Vous savez qu'elle a déjà tué cette théorie ?
SARAH KNAFO : Alors ...(coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : À Christchurch en Nouvelle-Zélande en 2019, deux attaques dans deux mosquées, 51 morts, 40 blessés.
[07:34] SARAH KNAFO : C'est très important ce que vous dites, c’est très important… (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : Vous n'avez aucune responsabilité ?
SARAH KNAFO : Est-ce que vous êtes en train de dire que lorsqu'un crime est commis sur la base d'un discours, ce discours est responsable ?
[07:43] SIMON LE BARON (journaliste) : Sur la base d'un discours, vous le dites vous-même, ça veut dire que l'attentat de Trappes est commis sur la base de votre discours ou pas ?
[07:48] SARAH KNAFO : Je vais répondre à votre question, mais j'aimerais d'abord être sûre de la comprendre. Je vais vraiment vous répondre. Est-ce… (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : Évidemment que les mots arment.
SARAH KNAFO : Est-ce que vous êtes en train de, êtes-vous en train de me dire que lorsqu'un crime est commis sur la base d'un texte ou d'un discours, ce texte ou ce discours est donc responsable du crime ?
[08:03] SIMON LE BARON (journaliste) : Les crimes ne parlent de rien ?
[08:05] SARAH KNAFO : Répondez-moi. Arrêtez d'inverser. Je vais répondre à votre question… (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : C’est nous qui posons les questions sur ce plateau.
SARAH KNAFO : Je veux être sûre de la comprendre avant d'y répondre... (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : Les crimes ne parlent de rien, d'aucune idéologie ? (coupé)
AUDREY TISON (journaliste) : Mais dites nous, dites nous !
SARAH KNAFO : J'y viens, j'y viens, (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Quelle est votre réponse Madame Knafo ?
SARAH KNAFO : J’y viens. Monsieur, cher monsieur, est-ce que vous permettez au moins que je sois sûre de comprendre vos questions avant d'y répondre ? Pour être sûre d'y répondre, je vous redemande, est-ce que vous êtes en train de me dire que lorsqu'un crime est commis au nom d'un texte ou d'un discours, c'est ce texte qui doit être mis en place ? (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : Je vous retourne la question.
SARAH KNAFO : C’est ce que vous dites ? Très bien… (coupée)
[08:27] SIMON LE BARON (journaliste) : Quand un attentat djihadiste est commis, il ne part d'aucun discours, d'aucune idéologie ?
[08:33] SARAH KNAFO : Merci beaucoup de faire mes questions à ma place. Donc, ce que vous êtes en train de nous dire, c'est que puisque nous avons eu 270 morts en France, sur la base du djihad et au cri d'”Allah akbar”, c'est le Coran qui est responsable, c'est ça ? J'aimerais vous lire la liste des morts en France. Et ne me coupez pas …(coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : 4 jours après un attentat raciste
SARAH KNAFO : ne me coupez pas pendant que je lis la liste des martyrs... (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) (coupe) : après un attentat, raciste anti-noir, anti-musulman ?
SARAH KNAFO : Jonathan Sandler, ses fils Arieh et Gabriel et Myriam Monsonego, assassin : Mohamed Merah. 17 morts de Charlie Hebdo, assassins : les frères Kouachi Amedy Coulibaly. 130 morts du Bataclan : un commando de l'État islamique. Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, tués par un assassin : Larossi Abballa. 86 morts de la promenade des Anglais, assassin : Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. Le père Jacques Hamel, assassins : Adel Kermiche et Abdel-Malik… Mauranne… (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : Que cherchez vous à démontrer avec les nom de ces…
SARAH KNAFO (reprend) : Mauranne et Laura, assassin : Ahmed Hanachi (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Vous êtes en train de me dire...
SARAH KNAFO : je vais continuer, ne me coupez pas pendant la liste de nos martyrs.
[09:21] AUDREY TISON (journaliste) : Madame Knafo, on est dans le cadre d'une interview. Nous ne sommes pas dans le cadre d'un discours politique de meeting.
[09:28] SARAH KNAFO : les cinq morts du marché de Noël de Strasbourg : Chérif Chekatt. C'est un discours politique de lire la liste des martyrs français ? Les cinq morts du marché de Noël, assassin : Chérif Chekatt. Les quatre fonctionnaires de la préfecture de police. Samuel Paty, assassin : Abdoullakh Anzorov … (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Que voulez-vous nous démontrer ? Quel est votre propos
SARAH KNAFO : Nadine Devillers, je vais continuer. Assassin, Brahim Aouissaoui. Stéphanie Monfort, (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : vous êtes venus nous parler de la liste des personnes mortes en France, en raison notamment de leur religion. On a bien compris, quel est votre propos ?
SARAH KNAFO : Dominique Bernard. Attendez, s'il vous plaît. Dominique Bernard, assassin Mohammed Mogouchkov, un touriste de 23 ans à Paris. Lino De Sousa Loureiro : assassin, un Algérien sous obligation de quitter le territoire. Ilan Halimi, Sarah Halimi, Mireille Knoll, tous morts parce que juifs (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Madame Knafo, vous ne voulez pas répondre à nos questions ce matin, vous êtes venue pour une interview ou pour un discours politique de meeting ?
SARAH KNAFO : Attention, ce n'est pas un meeting de la liste des martyrs français. (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : On a compris le sens de cette liste !
SARAH KNAFO : Elle est importante... (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : Elle est essentielle…
SARAH KNAFO : Je réponds maintenant. Je réponds maintenant à monsieur, lorsqu’il me dit … (coupée)
[10:22] SIMON LE BARON (journaliste) : Elle est essentielle, cette liste, Sarah Knafo, vous avez oublié d'autres noms. Et on en parle, évidemment…
SARAH KNAFO : C’était très important qu’on les entende ce matin et qu’on puisse montrer l’hypocrisie de votre discours…
SIMON LE BARON (journaliste) : que les noms que vous avez cités, on en a énormément parlé à juste titre sur France Info, laissez-moi parler s'il vous plaît. Vous avez oublié d'autres noms. Ismaël Ahali, Hichem Miraoui, Abou Bakar Sissé, vous les connaissez ces noms ?
[10:42] SARAH KNAFO : Absolument. Et c'est pour ça que je vous ai lu aussi quelle était en 2025 la proportion. Et je vous ai cité les 326 actes anti-musulmans que je condamne tous. Je n'appelle pas à la violence. Mon parti n'appelle pas du tout à la violence. Si on veut régler.. (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : Vous n'armez personne idéologiquement ?
SARAH KNAFO : Absolument pas. Si on veut régler la question. Et merci d'avoir lu la première phrase de mon tweet. C'était important qu'on puisse revenir à une conversation, j'espère, plus paisible et que vous arrêtiez votre militantisme. (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : Vous ne faites pas grand chose pour la rendre plus paisible.
[11:08] SARAH KNAFO : Je réponds à vos accusations qui sont gravissimes. Si nous sommes aujourd'hui dans un combat politique, c'est précisément pour éviter que cet affrontement ne se matérialise par des violences. C'est pour éviter tout ça. Tout ce que je viens de vous lire. Cette France : là, conflictuelle, nous ne l'avons jamais voulu. Nous l'avons toujours combattue. Cette France où un ancien militant pro-palestinien, schizophrène, avec de la cocaïne dans le sang, peut tuer un chrétien. Un chrétien de 26 ans (coupée)
[11:34] SIMON LE BARON (journaliste) : Il a participé en 2018 à deux ou trois réunions … euh… en défense de la Palestine.
SARAH KNAFO : Pourquoi vous me coupez pour ça ?
SIMON LE BARON (journaliste) : Pourquoi dites-vous qu'il est militant pro-palestinien ?
SARAH KNAFO : Parce que tous les faits comptent. Pourquoi vous me coupez pour ça ? Qu'est-ce que ça vous apporte ?
[11:48] SIMON LE BARON (journaliste) : Je précise, je suis journaliste, je précise les faits, il a participé en 2018.
[11:52] SARAH KNAFO : Vous avez raison de me donner raison, c'est positif, mais il n'y a pas besoin de me couper pour mieux (coupée)
[11:55] SIMON LE BARON (journaliste) : Je précise l'effet, je fais mon travail s'il vous plaît.
[11:59] SARAH KNAFO : Vous faites votre travail de couper les invités ? C'est comme ça que vous voyez votre travail ? Les gens qui vous écoutent voient votre travail comme interviewer et ensuite écouter les réponses. Personne ne voit votre travail comme vous le voyez.
SIMON LE BARON (journaliste) : Vous ne répondez pas aux questions madame…
SARAH KNAFO : Je suis en train d'y répondre, monsieur. Si vous arrêtez de me couper, peut-être que vous les entendriez un peu mieux ces réponses. Cette France-là, conflictuelle, où un ancien militant pro-palestinien, schizophrène, avec de la cocaïne dans le sang et de la drogue dans le sang, peut assassiner un chrétien en pleine rue. Ce qui s'est passé vendredi, c'est un drame. Nous ne l'avons jamais voulu. Nous avons toujours combattu cette France… (coupée)
[12:29] SIMON LE BARON (journaliste) : (coupe) Mais ça sort pas de nulle part, c'est ça la question que nous vous posons.
[12:32] SARAH KNAFO : Mais c'est pour ça que je vous ai répondu, en vous disant, si vous êtes en train de nous dire que des discours peuvent armer. (coupée)
[12:36] SIMON LE BARON (journaliste) : Si on peut l'entendre distinctement, parce que vous ne m'avez pas laissé le dire tout à l'heure. Condamné à partir de 2011, il n'y a pas de condamnation politique, il était journaliste à l'époque. Condamné depuis pour incitation à la haine religieuse envers les musulmans, incitation à la haine raciale, injure raciste, négation de crime contre l'humanité. Est-ce que vous pouvez nous donner une définition du racisme ? (coupé)
AUDREY TISON (journaliste) : On pourrait continuer car nous avons…
[12:59] SARAH KNAFO : Mais je vous en prie, car vous avez l'air de penser que c'est ça une bonne interview.
AUDREY TISON (journaliste) : Vous avez l'air de penser qu'une bonne interview c'est de répondre avec des listes, donc nous faisons la liste des condamnations qui concernent votre candidat à la présidentielle.
SARAH KNAFO : La liste de nos morts ? Vous la comparez à ce que vous êtes en train de faire, la liste de nos morts ?
AUDREY TISON (journaliste) : …d'une technique d'interview…
SARAH KNAFO : Madame, attention à l'indignité.
AUDREY TISON (journaliste) : Pas du tout
[13:19] SARAH KNAFO : Attention à la tonalité, madame.
((COUPURE FIL INFO))
[14:47] AUDREY TISON (journaliste) : Toujours avec Sarah Knafo, eurodéputée Reconquête, numéro 2 du parti d'Éric Zemmour. La colère sociale ne faiblit pas malgré les annonces du gouvernement sur les lycées et les universités. Les manifestations vont reprendre avec même une grève intersyndicale le 5 novembre. Principale revendication, le pouvoir d'achat. Qu'est-ce que vous, vous proposez chez Reconquête pour répondre à cette colère sociale ? Merci
[15:09] SARAH KNAFO : Merci beaucoup pour votre question. Premier élément, je viens de publier un livre qui s'appelle « Le Casse du siècle » et qui précisément parle de ce sujet, du pouvoir d'achat, sujet majeur. Le premier élément, ce que je démontre dans ce livre, c'est que le pouvoir d'achat, ce n'est pas l'argent que l'État vous donne, mais celui qu'il ne vous prend pas. La France est le pays le plus imposé du monde. On paye près de 50 % de la richesse qu'on produit en charges et en impôts. D'ailleurs, j'invite ceux qui nous écoutent à aller faire la simulation sur sarahknafo.fr. Donc vous avez un simulateur, vous mettez votre salaire net et à l'issue, ça vous dit combien est-ce que vous avez donné à l'État sur l'ensemble de votre carrière. Je ne dis pas qu'on devrait donner 0€. Attention. Le principe d'une assurance est légitime. C'est normal de payer chaque mois sur son salaire pour pouvoir s'assurer contre des risques. Un jour où on serait malade, un jour où on serait au chômage, le jour où on sera à la retraite, c'est normal. Ce que je questionne dans ce livre, c'est la performance de cette assurance. Et ce que j'observe, c'est qu'alors que pour un salarié net qui gagne 2 000 euros par mois, le salarié médian en France, il doit payer 2 000 euros de charge. Donc son salaire brut, c'est 4 000 euros. Ces 2 000 euros de charge, ça équivaut à 1 million d'euros qui sont donnés à l'État sur l'ensemble de sa carrière (coupée)
[16:13] AUDREY TISON (journaliste) : Ce sont essentiellement des cotisations qui vont vers la vieillesse, les retraites, la santé, qui peuvent être versées en assurance chômage.
SARAH KNAFO : Tout à fait, c'est ce que je dis. (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste): Et donc qu'est-ce que vous proposez ?
SARAH KNAFO : J'y arrive tout de suite, il faut juste une première partie de constat et j'arrive à mes propositions.
[16:28] SARAH KNAFO : Ce sur quoi j'ai enquêté dans ce livre, c'est que cette assurance qu'on paye de manière vraiment hors de prix en France, dans un pays où on nous dit que la santé est gratuite, elle n'est pas du tout gratuite. Un salarié à 2000 euros net paie 225 000 euros sur l'ensemble de sa carrière pour sa santé. (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : Juste, est-ce que j'ai le droit de faire une précision ? (coupé)
AUDREY TISON (journaliste) : Pour une assurance maladie qui va lui être donnée gratuitement.
SARAH KNAFO : Mais en face, qu'est-ce qu'il obtient ? (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : en échange !
SARAH KNAFO : Pas gratuitement, il l'aura payé (coupée)
[16:49] SIMON LE BARON (journaliste) : Sarah Knafo,
[16:50] SARAH KNAFO : Il faut revenir à la réalité (coupée)
[16:54] SIMON LE BARON (journaliste) : Je fais la précision, puisque vous dites que cette assurance est hors de prix. Par exemple, vous dites que, c'est la thèse du livre, un salarié en effet est spolié, dites-vous, d'un million d'euros sur toute la durée de sa carrière, notamment en assurance retraite. Quand on cotise dans le cas du personnage, 876 euros, combien on perçoit en retraite ensuite ?
[17:13] SARAH KNAFO : 1500 euros on va obtenir donc c'est-à-dire à peine (coupée)
[17:15] SIMON LE BARON (journaliste) : En quoi c'est une spoliation ?
[17:16] SARAH KNAFO : Écoutez, attendez, on obtiendra à peine plus que le minimum vieillesse qui est octroyé à n'importe quelle personne qui n'a même jamais cotisé en France, y compris un étranger qui vient d'arriver. Donc moi, ce que je dis, c'est que si ce salarié avait pu capitaliser cet argent, donc le mettre sur un compte d'épargne personnel qui lui appartient, qui n'appartient pas à l'État Aujourd'hui, ce salarié à 2000 euros net serait millionnaire. Il aurait obtenu 1,5 million d'euros, même à des taux extrêmement prudents. (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Donc on passe à la retraite par capitalisation intégrale ?
SARAH KNAFO : Totalement, c’est ce que je propose… (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Plus de retraite par répartition ?
SARAH KNAFO : Un minimum vieillesse qui sera quand même octroyé. Même dans les sociétés avec la plus grande liberté économique, vous avez toujours une attention portée aux plus vulnérables. Donc il y aura toujours, de toutes les manières, un minimum vieillesse. Mais passez à la retraite par capitalisation pour enrichir tous les Français (coupée)
[18:00] AUDREY TISON (journaliste) : Pardon, j'avais une question sur le pouvoir d'achat. Vous avez une proposition sur les salaires ?
[18:04] SARAH KNAFO : Je vais juste terminer ce que je disais sur la santé. On paye énormément. Et en échange, qu'est-ce qu'on obtient ? 6 heures d'attente aux urgences, un territoire qui est classé par l'INSEE à 87 % comme un désert médical, parfois jusqu'à 18 mois pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste (coupée)
[18:18] SIMON LE BARON (journaliste) : Donc vous privatisez les retraites, vous privatisez la santé aussi ?
[18:20] SARAH KNAFO : Attention, ça n'est pas ce que je vous dis. Sur la retraite, le passage à la retraite par capitalisation, qui se fera de manière progressive et où tout le monde doit s'enrichir dans cette transition. Personne ne doit s'appauvrir. En revanche, pour ce qui est de la santé, ce que je dis et ce que j'explique dans le livre, je pense que vous ne l'avez pas lu, c'est que précisément, l'assurance n'est pas performante parce que vous avez, d’entre ce que vous avez payé et ce que vous allez recevoir, un écart qui est tel que je me suis interrogée sur ce qui prenait cet argent. Comment est-ce qu'on peut payer autant et recevoir si peu ? C'est ce grand paradoxe auquel répond mon enquête, le casse du siècle. En réalité, ce qu'on observe… (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Est-ce que vous pouvez répondre à ma question initiale sur les salaires.
SARAH KNAFO : Sur les salaires, ce que je propose, c'est de baisser les dépenses publiques pour pouvoir baisser massivement les impôts. Baisser les dépenses publiques, j'ai proposé un plan d'économie de 140 milliards d'économies par an, si vous voulez on y reviendra, qui me servent ensuite à baisser les impôts. Donc par exemple pour les salariés, à supprimer la CSG d'activité. Ce qui permet une augmentation de salaire de 10 % pour chaque salarié, qu'il soit au SMIC, qu'il soit un salarié avec des revenus plus aisés, qu'il soit indépendant, qu'il soit fonctionnaire y compris (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Et ça vous faites à quelle échéance si vous êtes au pouvoir ?
SARAH KNAFO : Immédiatement.
AUDREY TISON (journaliste) : Immédiatement vous vous assumez d'avoir 10 % de moins de rentrer d'argent dans les caisses ?
SARAH KNAFO : Alors c'est pas 10 % excusez-moi, 10 % de salaire en plus, c'est en train de confondre la recette avec ce que ça apporte aux salariés ça n'a rien à voir donc là ce que je propose c'est une économie de 140 milliards comme je viens de vous le dire on ira encore plus loin, mais qui nous permettent… (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Que vous faites dès la première année ?
SARAH KNAFO : Non, les économies elles prennent du temps à arriver, notamment pour la suppression... (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Mais vous baissez les impôts dès la première année, mais vous ne faites pas les économies dès la première année ?
SARAH KNAFO : Les 87 milliards, si vous voulez rentrer dans le détail, que coûte la suppression de la CSG d'activité, ils sont financés dès la première année. Dès la première année, en effet, vous avez des économies qui sont plus importantes que ça. Certaines autres pistes d'économies mettent du temps à rentrer en application. Je pense notamment à la suppression de postes, de 800 000 postes de fonctionnaires, où là, avant d'entrer, à un rythme de 40 milliards d'euros par an, il faut le temps, on ne va pas le faire de manière brutale, il faut le temps de pouvoir supprimer ces postes (coupée)
[20:16] SIMON LE BARON (journaliste) : De nombreux économistes, Sarah Knafo, disent que les chiffres que vous...
SARAH KNAFO : Citez les noms, s'il vous plaît.
SIMON LE BARON (journaliste) : Vous pouvez arrêter de nous donner des ordres, s'il vous plaît, sur ce plateau ?
SARAH KNAFO : Non, non, j'aimerais que vous citiez les noms (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : Les chiffres que vous…
SARAH KNAFO : Moi, je ne vous dis pas d'arrêter de me contredire, on est en démocratie, monsieur. Si ce n'est pas une dictature, sur ce plateau. Donnez-moi le nom des économistes de gauche.
[20:33] AUDREY TISON (journaliste) : Si vous voulez des noms, je peux vous en donner. Antoine Bozio, directeur de l'Institut d'études publiques. François Eccal, président de l'association Fipeco maître honoraire…
SARAH KNAFO : Que dit-il sur mon livre, François Eccal ?
[20:42] SIMON LE BARON (journaliste) : Les chiffres que vous… (coupé)
[20:44] AUDREY TISON (journaliste) : que vous faites des raccourcis.
[20:48] SIMON LE BARON (journaliste) : L'interprétation que vous en faites est erronée, notamment sur la santé.
SARAH KNAFO : C'est pas ce que dit votre collègue, attention, mettez-vous d'accord.
SIMON LE BARON (journaliste) : Ils disent que vous confondez les soins et la gestion, c'est-à-dire que vous prenez le chiffre global, vous ne prenez pas en compte tout ce qu'il y a autour, la gestion administrative, etc.
[21:02] SARAH KNAFO : C’est tout tout le contraire, c'est ce que je fais dans le livre. Vous ne l'avez pas lu le livre, juste dites-le nous ?
SIMON LE BARON (journaliste) : Sarah Knafo, vous pouvez arrêter avec ce ton s'il vous plaît. Je ne vais pas répondre à vos questions.
SARAH KNAFO : Donc vous ne l'avez pas lu. Il faut avoir l'honnêteté intellectuelle quand on commence à poser des questions et à faire semblant qu'on est un spécialiste ou qu'on a un peu de rigueur. Il faut avoir le début de l'honnêteté intellectuelle de dire : je n'ai pas lu votre livre. (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Alors Sarah Knafo, on vous parle d'économistes, de spécialistes des finances publiques qui
SARAH KNAFO : Vous n'êtes pas capable de les citer. Vous me dites qu'ils contestent les chiffres, monsieur dit qu'ils disent que les chiffres sont bons. Il faut vous mettre d'accord messieurs dames. (coupée)
[21:31] AUDREY TISON (journaliste) : Que vous partez d'un certain nombre de chiffres et que vous en faites les interprétations, ils vous font bien.
SARAH KNAFO : Ah, vous changez de version ?
AUDREY TISON (journaliste) : Par exemple, quand vous voulez baisser l'aide au développement, vous dites que c'est 14 milliards par année... (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : répondez aux questions…
AUDREY TISON (journaliste) : Madame Knafo, l'aide au développement. Vous dites que c'est 14 milliards par an que vous supprimez, si j'ai bien compris. 14 milliards. Dans le budget, vous savez, dans le PLF qui est en préparation, à combien est chiffrée l'aide au développement ?
SARAH KNAFO : Alors, je pense que vous confondez deux choses. Vous confondez ce qui est donné par l'Agence française de développement..
AUDREY TISON (journaliste) : à combien il est fixé…
SARAH KNAFO : et qui est à 4 milliards... (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Quelle est la ligne budgétaire que vous voulez supprimer ?
SARAH KNAFO : Vous êtes en train de confondre deux choses, madame.
[22:04] SARAH KNAFO : La totalité de l'aide publique au développement… (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Mais vous ne répondez pas, quelle est la ligne budgétaire que vous voulez supprimer ?
SARAH KNAFO : Je suis en train de vous répondre, mais si vous arrêtiez de vous prendre pour des procureurs et que vous laissiez parler la personne que vous avez invitée, peut-être que cette interview se passera mieux. Peut-être que vous ne serez pas moqué sur les réseaux sociaux, comme les militants de gauche que vous êtes devant moi aujourd'hui. Mais je pense que vous le saurez.
SIMON LE BARON (journaliste) : C’est un appel au Harcèlement en ligne ?
SARAH KNAFO : Absolument pas… (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Alors, est-ce que vous pouvez répondre à la question ?
SARAH KNAFO : Mais vous savez, personne n'a besoin qu'on les appelle pour voir la réalité de l'audiovisuel public aujourd'hui. Personne n'a besoin d'un appel. (coupée)
SIMON LE BARON (journaliste) : Et le harcèlement en ligne ? Vous faites sourire..
SARAH KNAFO : C'est vous qui êtes en train de sourire, monsieur. Manifestement, vous êtes fier de votre coup.
AUDREY TISON (journaliste) : (coupe) Est-ce que vous pouvez répondre à la question, s'il vous plaît ?
SARAH KNAFO : Je suis en train, mais vous voyez que monsieur me coupe. À chaque fois que j'essaye de commencer une phrase. Donc, l'aide publique au développement. Rappelons aux gens qui nous écoutent que ça consiste à aller aider le monde entier, à donner par exemple 5 milliards d'euros à l'Afrique, alors que la France est elle-même deux fois plus endettée que l'ensemble du continent africain. Ce qui ne manque pas de saveur, aller s'endetter pour aider les autres, je considère ça immoral. Tant qu'il y aura encore un seul sans-abri en France, je considérerais immoral que notre gouvernement aille aider le monde entier. Tant qu'on aura encore des gens qui meurent en France aux urgences, qui meurent dans nos hôpitaux, tant qu'on aura un taux de pauvreté qui augmente en France, alors il sera immoral d'aller dilapider l'argent des Français à l'autre bout du monde. Donc oui, il faut supprimer l’aide au développement, il faut rendre cet argent aux Français, il faut augmenter les salaires des Français en supprimant la CSG d'activité. Plus 10 % d'augmentation de salaire pour chaque personne qui nous écoute (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Vous n'avez pas répondu sur le PLF en préparation. Quel est le montant de l'aide au développement ?
SARAH KNAFO : L'Agence française de développement qui octroie 4 milliards d'euros par an et l'aide publique au développement totale qui est de 14 milliards d'euros par an. D'ailleurs, précisons que le gouvernement, depuis que j'ai dévoilé le scandale de l'aide publique au développement, a déjà baissé de 2 milliards d'euros cette aide. Donc je dis à ceux qui nous écoutent, regardez ce qu'on fait dans l'opposition. (coupée)
AUDREY TISON (journaliste) : Elle baisse tous les ans sur les dernières années et la réponse est dans le PLFSS ...
SARAH KNAFO : Cette aide a augmenté. Madame, vous n'êtes pas très spécialiste en matière budgétaire. Elle a augmenté tout au long des deux quinquennats d'Emmanuel Macron. Elle n'a baissé que depuis que j'ai dévoilé ce scandale. Vous devriez d'ailleurs mieux lire la presse puisque vous y verriez que Rémy Rioux m'accuse de ces baisses de budget. Donc moi j'en suis très fière. Je dis à ceux qui nous écoutent, voyez ce qu'on arrive à faire.
[24:10] SIMON LE BARON (journaliste) : Madame Knafo, merci beaucoup.
SARAH KNAFO : Merci à vous.
SIMON LE BARON (journaliste) : Numéro 2 du parti Reconquête, le parti d'Éric Zemmour. Merci Audrey, merci à vous. Bonne journée sur France Info.





